Nos racines

Le Tode ou Okinawa-Te, art d’auto-défense développé à Okinawa, fût présenté pour la première fois à Tōkyō en Mai 1922, lors d’une démonstration effectuée par Gichin FUNAKOSHI. Sous l’impulsion de ce dernier, le Tode devient Karate-Dō, voie de la main vide.

Le Shōtōkan, école de la maison de Shōtō (Nom de plume de Gichin FUNAKOSHI), qui était initialement le nom du Dōjō du maître, devient au cours des ans l’un des styles majeurs de Karate-Dō.

La Nihon Karate Kyokai ou Japan Karate Association (JKA) est fondée en novembre 1948. Dès 1956, elle met sur pied son fameux programme de formation d’instructeurs professionnels. Le 26 avril 1957, le maître Gichin Funakoshi décède.

Le 20 octobre de la même année, la JKA organise à Tokyo le tout premier tournoi de karate. Après la disparition du maître, Masatoshi Nakayama Sensei devient, le 10 avril 1958, l’instructeur en chef de la JKA. Dès lors, celle-ci connaît un développement considérable. Des experts tels que Nishiyama, Kanazawa, Shirai ou Enoeda vont s’expatrier pour enseigner et promouvoir leur art sur tous les continents… Taiji Kase Sensei s’installe en France en 1967 et y résidera jusqu’à sa mort, en 2004.

La JKA devient la plus prestigieuse organisation mondiale de karate et la référence technique pour tous les pratiquants du Shotokan ; elle est à son apogée lorsque le maître Nakayama meurt le 15 avril 1987.


Mikio Yahara Sensei est né le 4 avril 1947, dans la préfecture d’Ehime, au Japon. Diplômé de l’université Kokushikan, il rejoint la Japan Karate Association (JKA), où il sera formé par la première génération d’instructeurs.

Il mène jusqu’au milieu des années 80 une brillante carrière de compétiteur pendant laquelle il bâtit sa légende et livre des combats dantesques qui feront de lui l’un des combattants les plus redoutés de la planète. Après la disparition de maître Nakayama en 1987 et la crise de leadership qui s’ensuit, il quitte la JKA pour suivre sa propre voie.

En avril 2000, il crée avec Akihito Isaka Sensei, un autre instructeur renommé de la JKA, la Karatenomichi World Federation (KWF), où il peut librement mener et approfondir ses recherches sur le Karate.

Visages et parcours d’une tradition vivante